La Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) a confirmé le mercredi 24 septembre courant, le décès du chef rebelle du groupe armé Bakata Katanga connu sous l’appellation de Kasompobe.
Selon la mission onusienne, citant des sources FARDC basées à Manono, des pécheurs ont découvert le 12 septembre dernier sur les rivages de la rivière Luvua, au Sud-ouest du territoire de Manono, le corps du chef rebelle du groupe Maï-Maï Bakata-Katanga, nommé Kasompobe.
Kasompobe, chef militaire Bakata Katanga, groupe armé opérant au Nord de la Province du Katanga et connu pour ses exactions contre des populations civiles, a été blessé par les troupes des FARDC le 28 août 2014 au cours d’opérations menées au village Mamba, situé à 192 kilomètres au Sud-est de Manono, alors qu’il tentait de traverser la rivière Luvua.
Sa mort, rapporte-t-on, a déclenché le retour d’un nombre significatif de personnes déplacées au village Ndela, situé à 154 kilomètres au Sud-est de Manono, qui avait été incendié au mois de mars dernier par les éléments Maï-Maï Bakata-Katanga.
Tout porte à croire que des actions militaires menées par les troupes gouvernementales contre les Bakata Katanga dans la région comprise entre Manono-Mitwaba-Pweto, appelée »Triangle de la mort » ont porté un sacré coup à ce groupe rebelle.
Preuve supplémentaire, l’environnement sécuritaire dans la province du Katanga, rapportent des sources locales, a été dominée ces derniers jours par des succès militaires engrangés par les troupes FARDC contre différents chefs rebelles sévissant dans cette province.
Les FARDC reprennent 11 localités jadis contrôlées par les Bakata Katanga
Il y a quelques jours, précisément le 16 septembre courant, la hiérarchie militaire FARDC basée à Manono, a annoncé la reprise par les troupes gouvernementales de onze localités jadis occupées par les Maï Maï Bakata Katanga. Actuellement, rassure-t-on, ces localités sont passées sous le contrôle des troupes gouvernementales, suite aux opérations lancées contre ces insurgés dans le secteur de Luvua.
Il s’agit notamment des localités de Kabunda, située à 136 kilomètres au Sud-est de Manono, Ndela, située à 154 kilomètres au Sud-est de Manono, Kishale, située à 167 kilomètres au Sud-est de Manono, Paza, située à 178 kilomètres au Sud-est de Manono, Nkokole, située à 182 kilomètres au Sud-est de Manono, Muluvia, située à 184 kilomètres au Sud-est de Manono, Kabala, située à 181 kilomètres au Sud-est de Manono, Lubinda, située à 123 kilomètres au Sud-est de Manono, Lenge Wa Bangi, situé à 125 kilomètres au Sud-est de Manono, Lenge Wa Bunga, située à 127 kilomètres au Sud-est de Manono et Kyungu, située à 183 kilomètres au Sud-est de Manono.
Par ailleurs, le commandant du bataillon d’infanterie des FARDC basé à Pweto, a pour sa part, confirmé le décès du commandant en second de Gédéon, nommé Kafindo. Ce chef rebelle, précise-t-il, a été tué par ses troupes engagées dans les opérations offensives contre les éléments du groupe Maï-Maï Bakata-Katanga, au début du mois de septembre en cours.
Toujours dans le cadre de leur mission d’œuvrer pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans ces zones du Katanga en proie aux activismes des groupes armés, les troupes du contingent béninois et des forces spéciales égyptiennes des forces de la Monusco déployées dans cette province, poursuivent également de jour comme de nuit à Manono et dans d’autres localités, leurs patrouilles de domination de terrain, afin d’évaluer la situation sécuritaire, d’interdire les activités de groupes armés, mais également de protéger les populations civiles.
Dovin Ntelolo Diasonga