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Depuis mercredi dernier, le Pdg de GAVI séjourne en RDC

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Vendredi 14 décembre 2012

Dr Seth Berkley, président délégué général  de l'alliance globale pour le vaccin et l'immunisation (GAVI) séjourne  depuis le mercredi à Kinshasa dans le but d'évaluer les activités de vaccination en RDC. A l'aéroport de Nd'jili,  sa délégation a été reçue par le ministre de la Santé Publique, Dr Félix Kabange Numbi.

 

Son agenda prévoit des séances de travail avec de différents partenaires intervenant dans le secteur de la santé. Dr Seth Berkley rencontrera aussi le premier ministre, Augustin Matata Ponyo, le gouverneur de la ville de Kinsahaa, André Kimbuta…

Pour la journée d'hier, Dr Seth a visité la chambre froide du programme élargi de vaccination (Pev) où sont gardés des vaccins selon les normes internationales recommandées. Il était accompagné par le ministre de la Santé Publique, la représentante de l'Unicef, Barbara Bentein, le délégué du représentant de l'Oms, Dr Issaka Campaoré.

La visite de la chambre froide a commencé par des explications fournies par  le Directeur du Pev, Dr Audry Mulumba  à la délégation du PDG de Gavi venue de Genève en Suisse sur base de certaines affiches apposées à l'entrée de ladite chambre froide.

Ces affiches retracent  le contexte dans lequel  le pays travaille  pour assurer la couverture vaccinale, les défis à relever pour renforcer la vaccination de routine et le circuit de distribution des vaccins à travers le pays. A en croire, Dr Audry Mulumba, la ville de Kinshasa est la principale porte d'entrée des vaccins, ensuite la distribution se fera pour toute l'étendue du territoire nationale.

Dr Seth a visité les deux compartiments de la chambre froide : la partie positive (réfrigération) où sont gardés les vaccins VAR, PVC13, BCG ,VAT, VAA et la partie négative (congélation) réservée uniquement au vaccin polio oral. Après la chambre froide, la délégation a visité le siège du PEV. Cette visite s'est clôturée par une séance de travail tenue dans la salle polyvalente de l'Oms, séance présidée par le ministre de la Santé Publique.

Au cours de cette rencontre avec les différents partenaires du secteur de la Santé, Dr Audry  Mulumba a présenté la situation de la couverture vaccinale et les défis à relever  d'ici 2013 à 2015. Pour lui, le PEV tient  à améliorer la disponibilité des vaccins et le matériel de vaccination ; à renforcer  les capacités technique et logistique du personnel de zones de santé, à former  les gestionnaires de la chaine de froid…

 

Dr Félix Kabange salue les efforts de GAVI

La présence du PDG de GAVI témoigne de l'intérêt que cet organisme accorde à la RDC. Dr Félix Kabange Numbi l'a reconnu dans son intervention.  Il a  salué les efforts  que GAVI déploie en termes de soutien technique, financier et de plaidoyer en faveur de la RDC " pour permettre aux enfants de la RDC d'avoir accès aux services de vaccination de qualité et d'être ainsi protégés contre les maladies meurtrières que sont la rougeole, la coqueluche, le tétanos néonatal, la tuberculose ".

De l'avis du ministre de la Santé Publique, c'est depuis 2003 que la RDC  bénéficie du soutien de Gavi alliance à travers la fenêtre soutien aux services  de vaccination. Ce soutien couvre à la fois le vaccin de routine et l'introduction de nouveaux vaccins. A partir de 2008, ajoute-t-il, la RDC bénéficie du soutien au renforcement du système de santé et aux organisations de la société civile devenant ainsi  l'un des rares  pays à bénéficier  de toutes les trois fenêtres ou opportunités de financement disponibles au sein de GAVI. Jusqu'en 2012, les engagements financiers de GAVI, a fait savoir Dr Félix Kabange Numbi, s'élèvent  à 461 426 531 $. Grâce à l'appui du GAVI et d'autres partenaires, la RDC a pu améliorer sensiblement sa couverture vaccinale qui est passée pour DTC3 d'environ 40% en 2000 à plus de 75% en 2009.

En dépit de ce succès, Dr Félix Kabange Numbi reconnait que parmi les défis et multiples problèmes  auxquels la RDC doit faire face pour mettre en place un programme de vaccination de routine robuste il ya lieu de citer les ruptures fréquentes et prolongées des vaccins et matériels d'injection ; l'insuffisance des réfrigérateurs, le fonctionnement  irrégulier des réfrigérateurs, l'organisation irrégulière des séances de vaccination.

Blandine Lusimana T.