Lundi 19 avril 2010
La mission de la Banque mondiale conduite par Eva Jarawan satisfaite des interventions
Eva Jarawan, la directrice en charge du secteur santé de la région Afrique à la Banque mondiale, vient de mener une mission de suivi et de supervision des activités des projets Santé en RDC. Elle l'a fait du 12 au 14 avril à la tête d'une importante mission de la Banque mondiale au cours de laquelle elle était accompagnée notamment de Jean Jacques Frère et Tomo Morimoto, respectivement chargé de projet santé et chargé de suivi.
Le moins que l'on puisse dire est que cette mission de la Banque mondiale est repartie satisfaite des interventions sur terrain, particulièrement en ce qui concerne le programme d'appui à la réhabilitation du secteur santé (PARSS).
Pendant sa mission en RDC, Eva Jarawan a pris des contacts fructueux avec toutes les parties prenantes à savoir : le gouvernement, les bailleurs de fonds du secteur santé, les acteurs du secteur et autres. Il s'est agi d'un échange très enrichissant pour le partenariat entre la RDC et la Banque mondiale. En ce qui concerne le PARSS, cette mission de la Banque mondiale a eu une séance de travail avec les agences d'exécution du projet. Elle a effectué également une visite sur terrain pour apprécier et palper du doigt l'exécution du projet. Au contact des réalités du terrain, la mission de la Banque mondiale a été édifiée. A l'issue de cette visite, la directrice Eva Jarawan a manifesté son intérêt et sa satisfaction au regard des résultats déjà atteints par le PARSS dans la lutte contre le paludisme et le renforcement des capacités de zones de santé ciblées.
L'on retiendra particulièrement que pendant son séjour en RDC, Eva Jarawan a, entre autres, assisté à la distribution de routine de moustiquaires imprégnées d'insecticide aux femmes enceintes et aux enfants, dans le cadre de la lutte contre la malaria. Il y a lieu de relever que cette mission de Eva Jarawan intervient dans un contexte particulier où le PARSS a atteint sa vitesse de croisière, avec à la clé : la remise des Jeeps Land Cruizer châssis long, des motos, des moustiquaires imprégnées d'insecticide,la réhabilitation des hôpitaux …dans les zones ciblées.
Des résultats palpables par rapport aux objectifs
Ainsi, la mise en oeuvre du PARSS a permis d'atteindre quelques résultats palpables par rapport aux objectifs fixés. A ce propos, il est cité, entre autres, la baisse généralisée des coûts des soins de santé ; l'amélioration sensible de la qualité des soins grâce au renforcement des capacités, la mise à disposition d'intrants ; les primes de performances ; la gratuité de certains actes comme la césarienne, les transfusions sanguines et des urgences médicales,...
Dans la lutte contre le paludisme, par exemple, le PARSS permet, certes, d'assurer la prise en charge des cas avec des combinaisons thérapeutiques à base d'Artemisine à moins de un dollar la cure, le traitement préventif intermittent chez la femme enceinte. Mais aussi la distribution à large échelle des moustiquaires imprégnées d'insecticides aux ménages et aux cibles. Cette intervention est jugée salutaire à plus d'un titre car le paludisme est présenté comme une des causes de mortalité et de morbidité en RDC, surtout dans les couches vulnérables à savoir : les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.
A travers les cinq provinces concernées, par le biais de ce projet, l'administration sanitaire et les zones de santé ciblées sont progressivement dotées des matériels roulants pour faciliter la logistique et les supervisions des services, ainsi que l'amélioration de l'accès et de la qualité des soins. Les zones ciblées sont situées dans les provinces ci-après : Bandundu, Equateur, Katanga, Kinshasa et Maniema.
Pour mémoire, le PARSS est un projet à caractère éminemment social financé par un don de la Banque mondiale d'une hauteur de 150 millions de dollars US dont 30 millions USD sont spécifiquement destinés à la lutte contre le paludisme. Il est exécuté par l'Unité de coordination du projet-PARSS, sous la direction du docteur Jacques Wangata, coordonnateur. Ce projet est articulé autour de quatre composantes : augmenter l'accessibilité et l'utilisation d'un ensemble de services de santé efficaces dans les districts et zones de santé-ciblés ; renforcer la lutte contre le paludisme ; renforcer les capacités de supervision et d'utilisation de l'information sanitaire, et la gestion du projet. Enfin, l'objectif général poursuivi est d'assurer pour la population des districts et des zones de santé ciblés, l'accès à un ensemble de services de santé essentiels de qualité et l'utilisation effective de ces services.
Didier Munsala Buakasa



