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Economie

Retombées de la visite du ministre Dekobe Martins à Kinshasa, l'Afrique du Sud et la RDC s'engagent à consolider leur coopération énergétique

L'Afrique du Sud et la République démocratique du Congo  se sont engagées à consolider leur coopération dans le secteur de l'électricité d'une manière générale. C'est ce qu'on peut retenir de la visite de travail qu'a effectuée du 22 au 25 septembre courant, le ministre sud-africain de l'Energie, le docteur Dikobe Ben Martins.

 L'homme d'Etat sud-africain qui était à la tête d'une importante délégation de son pays, a foulé le sol de notre pays sur invitation de son homologue  congolais, Bruno Kapandji Kalala, ministre national en charge des Ressources hydrauliques et électricité.

Pendant sa visite, le ministre sud-africain de l'Energie a eu des entretiens fructueux avec son homologue congolais, Bruno Kapandji avec lequel ils ont discuté des questions bilatérales et régionales. Les deux délégations ont convenu que l'énergie est le moteur du développement économique d'autant plus qu'elle ouvre de nombreuses opportunités. Qui permettent de faire accéder un grand nombre de nos populations à l'énergie électrique. En même temps, qu'elle permet de développer  les petites et moyennes entreprises, la petite industrie et l'industrie lourde.

La visite de la délégation sud-africaine au Congo est intervenue au lendemain d'un atelier international sur la présentation des résultats des études de faisabilité concernant le développement d'Inga 3 Basse chute et ses lignes de transport associées. Forum tenu du 20 au 21 septembre 2013 au Grand hôtel Kinshasa. Où experts et dirigeants venus des institutions bancaires, des organismes internationaux et des pays intéressés, ont pris une part active.

Le niveau de participation des représentants des gouvernements africains et le niveau d'intérêt manifesté par les autres pays, les entreprises publiques et privées, est une démonstration claire de l'importance stratégique du projet.

Dans un communiqué conjoint publié à l'issue de la visite du ministre sud-africain de l'Energie le mercredi 25 septembre 2013, les deux parties se sont dit heureux d'annoncer que les études des cabinets canadien et  français AECOM/EDF ont confirmé la viabilité commerciale, technique et financière du projet.

Cela donne aux deux gouvernements plus d'assurance pour entamer les prochaines étapes afin que d'ici 2020, le premier Mégawatt soit produit.

La Centrale d'Inga 3, va, selon des prévisions, produire 4.800 Mégawatts. De cette puissance, la  RSA suivant les accords conclus avec la partie congolaise, va acheter 2.500 Mégawatts

Tandis que les 2.300 autres Mégawatts serviront à couvrir les besoins de l'énergie en République démocratique du Congo qui, jusque-là, accuse un retard flagrant dans la desserte de l'énergie électrique par rapport à la moyenne africaine.

L'avantage pour Inga 3, c'est qu'avant même sa construction qui démarre en octobre 2015, toute la production est pratiquement déjà dispatchée. Le grand défi, c'est de mobiliser le financement auprès des partenaires nationaux et étrangers, pour lancer le chantier  et respecter le calendrier qui fixe la fin des travaux pour 2020.

Le ministre national des Ressources hydrauliques et électricité, qui est revenu plusieurs fois sur ce point, a émis le vœu de voir la RDC et le gouvernement sud-africain s'impliquer pour la réussite et le strict respect de ce canevas pour ne pas décevoir les attentes.

 

Le Grand Inga : un instrument pour développer le potentiel économique de l'Afrique

Le Grand Inga tel que pensé par les experts des bureaux d'études AECOM/Electricité de France va se réaliser en 6 étapes - à savoir : Inga 3 ; Inga 4, Inga 5, Inga 6 ; Inga 7 et Inga 8. Les besoins en énergie dans différentes sous-régions de l'Afrique partant de l'Afrique australe, l'Afrique de l'Est, celle de l'Ouest ou encore l'Afrique du Nord sont tel que tout urge. On va bien sûr commencer avec la construction d'Inga 3, mais cela ne veut pas dire qu'on ne peut pas s'attaquer au chantier d'autres centrales si le financement est disponible.

Le Nigeria et l'Egypte qui accusent de déficit grave en énergie électrique peuvent s'ils le veulent préfinancer la construction de quelques phases du Grand Inga partant des plans tracés par les experts de AECOM et EDF qui ont mené les études de faisabilité. Bien que d'autres études supplémentaire soient nécessaires pour compléter le travail déjà disponibilisé.

Le ministre sud-aficain de l'Energie Dikobe Ben Martins qui est conscient de grands enjeux du développement du site d'Inga a au cours de son point de presse d'hier mercredi à Kinshasa, déclaré que l'importance du Grand Inga pour la RDC et l'Afrique du Sud est claire.

Ce projet dit-il, permettra de développer le potentiel économique de nos deux pays. Le Grand Inga permettra à terme, de couvrir les besoins en électricité de toue l'Afrique. Ce qui sortira le continent de l'isolement énergétique dans lequel il est plongé depuis des décennies. Il permettra à l'Afrique d'exporter le courant électrique vers l'Europe, et vers les pays du Moyen-Orient en Asie.

Le projet Inga 3 permet aux présidents Jacob Zuma et Joseph Kabila de pouvoir signé un protocole d'accord d'ici la fin octobre prochain. Ce qui veut dire que le travail qui a été abattu jusque-là par les deux délégations n'est qu'une étape qui balise la voie qui conduira à la signature de ce traité d'ici fin octobre 2013 par les deux chefs d'Etat.

Les deux délégations congolaises et sud-africaines garderont contact et multiplieront des rencontres pour consolider les accords bilatéraux dans l'objectif avéré de respecter le calendrier du 15 octobre 2015, date du début des travaux de la centrale d'Inga 3.

Jean-Pierre Seke