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Stratégies de riposte contre le VIH/SIDA : L'intégration du genre préoccupe l'Onusida

Mercredi 19 juin 2013

Le Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA (Onusida) organise, du 18 au 20 juin 2013, un atelier sur l'utilisation de l'outil d'évaluation par sexe pour la riposte nationale au VIH/SIDA. Ledit atelier se tient en la salle polyvalente du ministère du Genre, famille et enfant à Kinshasa et réunit des experts venus de différents organismes nationaux et internationaux ainsi que du ministère du Genre, famille et enfant.


Les participants du présent atelier vont échanger sur plusieurs questions susceptibles d'améliorer leurs connaissances sur des risques et vulnérabilités du VIH suite aux violences sexuelles faites aux femmes et jeunes filles dans les provinces du Nord Kivu et de Kinshasa. Vu la quintessence du sujet retenu pour la circonstance, il y a lieu de dire que de cet atelier sortira des leaders dans le domaine du genre et des violences basées sur le sexe dans les provinces précitées. Ces leaders auront par exemple la tache de sensibiliser des homosexuels sur les risques de transmission du VIH/SIDA. Car, cette catégorie de personnes n'est pas prise en compte alors que plus de 31 pourcent de femmes homosexuelles sont atteintes de VIH/SIDA.

En revanche, à en croire M. Juvénal Nshimiyimana chargé de programme au Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA et un des intervenants, l'objectif de l'atelier est d'appuyer des approches transformatrices dans la prise en compte de la dimension genre dans les programmes nationaux de lutte contre le VIH. C'est dans ce cadre qu'il a présenté au cours de l'atelier un outil capital favorisant l'intégration de la dimension genre dans la politique nationale de lutte contre le SIDA en RDC. Cet outil conçu par l'Onusida évalue la mesure dans laquelle les masculinités et les idées sur les hommes sont reconnues et traitées dans tous les domaines et aspects de la riposte au Virus de l'immunodéficience humain (VIH).

Par conséquent, cet outil d'évaluation contribuera efficacement au processus de questionnement, de réflexion, de révision et de planification pour la riposte au VIH liées au sexe plus fortes et plus efficaces afin d'induire des changements vers une plus grande égalité entre les sexes. Et contribuera également à la standardisation de la manière dont les évaluations entre les sexes sont réalisées dans le pays et par différentes parties prenantes en tenant compte des leçons tirées. Rappelons que le fonds mondial a débloqué une somme de cent trente milles dollars américains en faveur de la République démocratique du Congo dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA.

Notons que le fonds mondial a débloqué cent trente millions de dollars américains en faveur de la RDC dans le cadre de la lutte contre le Vih/Sida.

 

Honoré Djeko Ohanga

 

Hier au Roméo Golf : Clôture de l'atelier de relecture des contrats de la Regideso

Mercredi 19 juin 2013

L'Atelier de relecture des contrats de performance, de service et d'audit de la Regideso ouvert le lundi 17 juin dernier au Centre d'événements Roméo Golf à la Gombe par le COPIREP s'est poursuivi hier mardi 18, toujours dans le même cadre.


Au cours de la journée d'hier mardi, les participants se sont penchés sur le thème : L'Audit et l'application des contrats. Pendant l'avant et l'après-midi, les consultants de Nodalis Conseil, Daniel Tapin et Charles Tribeche sont revenus sur le contrat de service et le contrat performance. Ce que l'on pouvait entendre  par audit avant  de s'appesantir sur la démarche d'audit, les objectifs de l'audit, les prestations de l'auditeur.

Revenant sur le cas Regideso, les deux intervenants ont étalé un chapelet des points à réaliser dans le cadre du contrat de prestation de l'auditeur communes aux deux contrats. Parmi les différents points, il faut relever entre autres la revue du contrat de performance et du contrat de service. L'écart entre le contrat et référence, conséquence de l'écart et criticité sans oublier les prestations de l'auditeur qui comprennent entre autres : la validation des données de base 2009, 2010, 2011. Le rapport mensuel et annuel de la Regideso, fichiers des données des directions auxquels s'ajoutent les états financiers, les objectifs pour chaque indicateur, la vérification des données transmises par la Regideso etc. Les prestations de l'auditeur dans le cadre du contrat de service n'ont pas été oublié. A  l'issue de ce passage en revue, les représentants du groupement Lahmeyer GKW Consult d'Allemagne à savoir M. Muller, auditeur et Adalbert Brever, directeur de projet sont intervenus pour relever certaines différences dans l'approche et le timing de certaines activités. Dans le contrat qui est le leur, ils n'étaient pas programmés pour des rapports trimestriels. Ils ont cependant reconnu que cette rencontre a permis d'améliorer certains points de détail.

Ils ont recadré la période qui ira de 2011 à 2013 et non celle  partant de 2009. Ceci parce-que les données des dernières années sont disponibles. Malgré les difficultés rencontrées pour collecter les données trimestrielles, force est de reconnaître les efforts faits. Ce qui a permis de déceler certaines faiblesses dans le calcul des indicateurs. Un modèle de tableau a été établi pour réduire cette marge d'erreurs.

En clair, au vu des remarques faites par les parties intéressées, on peut dire " que la vision des questions discutées par les différents acteurs sur un possible redressement de la Regideso s'est améliorée. Ainsi,  après ces travaux, une rencontre sera organisée pour établir un chronogramme (rencontre réunissant l'auditeur, la Regideso et Finagestion-SDE). Elle devra donc à terme dire ce qui a été fait et ce qui reste à faire. Ce qui permettra de mettre en œuvre le plan d'action.

Clôturant les travaux Alex Nkusu Ndongala Siya secrétaire exécutif adjoint du COPIREP s'est réjoui de voir toute les parties impliquées dans ce challenge à savoir le redressement de la Regideso avoir tous la même lecture au terme de cet atelier. " Nous avons noté certains points qui méritent d'être corrigés. J'espère que le rapport qui sera établi tiendra compte de ces différents points pour espérer atteindre les résultats escomptés " dira encore Alex Nkusu.

Poursuivant son mot de clôture, il a remercié tous les intervenants et les participants tout en émettant le vœu de voir tous les acteurs, le gouvernement congolais, la Regideso, Finagestion et le groupement Lahmeyer GKW Consult sachent ce que les autres attendent de lui. Il a souhaité voir chaque acteur jouer sa partition. Parce qu'il n'y a pas d'un côté le COPIREP, la Regideso etc. Il fonde l'espoir de voir le Comité de suivi être à même de valider les rapports qui lui seront soumis et surtout de concilier les parties. Avant de souhaiter que le plan d'urgence porte des fruits. Au-delà, dira-t-il, c'est l'amélioration du taux de desserte en eau qui doit être doublé ou triplé en RD Congo.

 

 

Philippe Mbayi  Wete

 

Réunion conjointe des correspondants nationaux des BRLR/AOC : La DGDA confirme son engagement dans la lutte contre la fraude douanière

Mardi 18 juin  2013

L'administration douanière de la République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé le lundi 17 juin 2013 son engagement dans la lutte contre la fraude. Telle est la substance de l'allocution du Directeur général des douanes et accises (DGDA) Déo Rugwiza lue par son représentant le directeur général adjoint Mwepu Numbi, à l'ouverture de la réunion annuelle conjointe des correspondants nationaux des bureaux régionaux de liaison chargés du renseignement pour l'Afrique de l'Ouest et du centre (BRLR/AOC).


Notre administration, a-t-il souligné accorde une grande importance à la lutte contre la fraude et participe à toutes les réunions ainsi qu'aux opérations organisées par l'Organisation mondiale telles que l'opération COCAIR>, l'opération Westerlies, l'opération vice, l'opération Grips et tout récemment l'opération Biyela.

Pour apporter davantage la preuve de la détermination de la DGDA dans ce combat, le Dg a révélé dans son allocution que la RDC vient de participer, la semaine dernière, à une opération de lutte contre la criminalité pharmaceutique dénommée " Mpili ", organisée par l'Interpool et qui a conduit à la saisie de plusieurs tonnes de faux médicaments dans la ville de Kinshasa.

En outre, il a stigmatisé les mouvements illicites de marchandises à travers les frontières qui posent un sérieux défi aux administrations douanières de la région alors qu'au même moment elles doivent faciliter la libre circulation des marchandises.

Selon  lui, le compromis entre les exigences de contrôle et la facilitation des échéances ne peut se faire que grâce à une utilisation efficiente du renseignement et à une collaboration accrue entre les administrations douanières et l'Afrique de l'ouest et du centre. Dans ce cadre, a-t-il renchéri, les outils de l'OMD à savoir le Custon enforcement network (CEN), les Bureaux régionaux de liaison et de renseignement (BRLR), le Bureau national de liaison et de renseignement (BNLR) doivent exploiter efficacement pour renforcer les capacités des administrations douanières de la région dans la lutte contre la fraude. Il a également rappelé le rôle fondamental des correspondants nationaux  dans la collecte, l'analyse et la diffusion des informations relatives à la fraude. Ainsi, il a invité les correspondants nationaux présents aux assises de Kinshasa à réfléchir sur la meilleure façon d'échanger des informations dans la région,  renforcer leurs capacités afin d'améliorer l'introduction des données sur les saisies et les infractions constatées dans le CEN et formuler des recommandations à soumettre à la conférence des directeurs généraux, visant à rendre beaucoup plus efficace l'action des BRLR.

Toutefois il a salué l'action des BRLR, les correspondants nationaux et le CEN qui ont montré à suffisance leur utilité et leur nécessité dans la lutte contre la fraude et la  criminalité transfrontalière dans la région. Pour preuve, il a cité le cas des opérations réalisées dans la région sous la supervision de l'OMD et dont la mise en œuvre a été rendu possible grâce à l'utilisation efficiente du CEN et du CENCOMM.

Aux participants il a recommandé d'avoir une oreille attentive à la formation sur les modules axés sur " l'introduction des données sur le CE " et " la réflexion sur l'amélioration des échanges entre les administrations douanières des BRLR/AOC ", en ayant une attitude appliquée, afin de rentrer dans leurs pays respectifs mieux outillés dans toutes ces matières.

De son côté, le responsable du BRLR-AC a souligné l'importance des assises dont le but  essentiel est de prévenir la fraude et la contrebande en reliant les activités des bureaux nationaux. Il a fait savoir aux correspondants nationaux que sans leur contribution rien  ne peut se faire.

Quant au représentant de l'OMD, il a dans son message félicité l'administration douanière de l'Afrique centrale et de l'ouest pour leur lutte contre la fraude, avant d'en appeler aux participants d'améliorer leurs capacités.

 

Rombaut Ot.

 

A partir du 1er janvier 2014, la Cemac ouvre ses frontières à tous ses ressortissants

Mardi 18 juin  2013

Le dernier sommet en date de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale, Cemac, vient de clôturer ses travaux à Libreville, capitale de la République gabonaise.


Une résolution importante, parmi beaucoup d'autres, a été prise par les Chefs des Etats formant cette communauté. Il s'agit de la signature de l'Accord de libre circulation des personnes et des biens au sein de l'espace Cemac dès le 1er janvier 2014. En clair, les ressortissants de ces six pays que sont le Gabon, le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Congo Brazzaville, le Tchad et la République centrafricaine, pourront, à partir du tout début de l'année prochaine, se rendre dans tous ces pays sans solliciter de visa, pourvu qu'ils soient munis de leur carte d'identité biométrique ou de leur passeport.

Un Guinéen de Malabo pourra donc désormais, en tout cas à partir du 1er jour de l'an 2014, traverser aisément la frontière pour aller vendre ses moutons à Yaoundé, par exemple, et vice-versa. D'après cet accord, la durée légale du séjour dans un pays de la Cemac pour un étranger est de trois mois. Tout ressortissant de la Cemac qui souhaitera rester au-delà de ce délai dans un pays autre que le sien dans cet espace devra solliciter un document le lui permettant, comme, par exemple, un permis de travail.

Cette idée date de longtemps. Mais le Gabon et la Guinée équatoriale s'y étaient toujours opposés. Aujourd'hui, toutes les barrières ont été levées, et l'espace Cemac entre dans la véritable mondialisation, à l'instar de l'Union Européenne.

Ce réalisme ne peut qu'être salué. Il est salutaire pour les populations de cette région qui vont désormais vendre leurs produits et s'approvisionner où ils veulent au sein de cet espace. Ces populations vont donc se retrouver, et les économies de tous ces pays vont sans nul doute être boostées. Mais les échanges entre tous ces pays ne se limiteront pas qu'à l'économie. Car même les opérateurs culturels y trouveront leurs comptes.

En franchissant ainsi le Rubicon, la Cemac vient de se démarquer des critiques acerbes des ressortissants des pays la composant qui l'ont toujours traitée de syndicat des Chefs d'Etats qui se retrouvent pour des réjouissances.

Il est grand temps que les autres organisations sous-régionales du continent emboîtent le pas à la CEMAC pour le plus grand bien de leurs populations respectives. La Communauté de Développement de l'Afrique Australe, SADC, qui tient cette semaine ses assises ne perdra absolument rien en s'intéressant à l'innovation par laquelle la Cemac vient de se manifester. Leurs populations respectives ne pourront qu'y gagner.

Les complications que vivent les peuples africains pour ce qui est de leurs déplacements à l'intérieur du continent sont vraiment regrettables. Comment peut-on comprendre que des Congolais de la RDC soient régulièrement brutalisés en Angola au moment de leur expulsion ? Et puis, justement, pourquoi les expulse-t-on ? Nos ancêtres étaient de loin plus réalistes que nous. Car à l'époque, aussi loin qu'on puisse remonter l'histoire, les peuples circulaient librement en Afrique. L'Angola et la RDC ont un passé commun séculaire, une même histoire. Ce sont-là des liens indissolubles.

 

Jean-Claude Ntuala

 

Bancarisation au Bandundu : Pourquoi ne pas recourir aussi aux institutions de micro-finances

Mardi 18 juin  2013

La paie du mois de mai 2013 des fonctionnaires et enseignants de la province a été un véritable parcours de combattants pour ce personnel. De nouvelles qui parviennent de tous les coins de la province à ces jours sont malheureuses et appellent un recadrage des opérations. On signale des cas de vandalisme, des décès, de souffrances diverses subies par ces fonctionnaires de l'Etat.


Les sociétés mises  à contribution pour effectuer cette paie semblent ne pas avoir de l'expertise. Pire encore, différents points de liquidation de cette paie enregistrent 5 à 10.000 agents qui attendent de journées si pas de semaines entières sans être payés. La province dispose de quatre banques privées dont  trois (Biac, Bic et Ecobank) qui  ont ouvert leurs agences à Kikwit et une (TMB) à Bandundu-Ville .A Kenge, Inongo, Bolobo, Bulungu ainsi que dans tous les chefs-lieux des territoires, il n'existe aucune banque .

Cependant, l'histoire de cette province nous renseigne que la Centrale des coopératives d'épargne et de crédit, Coocec, fonctionnant dans le Bandundu et dont le siège est encore  à Kikwit dispose des guichets à travers plusieurs  territoires et différentes localités de la province nonobstant l'arrêt ou presque de leurs activités. Il faut ajouter à cela les coopératives relevant d'autres Eglises ou communautés religieuses , toutes disséminées à travers la province .

Ces coopératives dont les infrastructures sont encore visibles ont seulement besoin d'un coup de pouce du gouvernement pour refaire surface. Sous une nouvelle surveillance de la Banque Centrale du Congo, ces coopératives, outre leurs fonctions, aideraient le gouvernement dans cette paie dans les milieux reculés. Ensemble avec Caritas sur qui mise  le gouvernement , ces coopératives contribueraient à rendre réelle cette vision du gouvernement. De véritables mécanismes de surveillance devraient être mis sur pied pour veiller au grain à leur fonctionnement, une fois la tâche leur confiée. Car, on doit lutter contre les détournements et les vols divers.

De son côté, le comité de suivi de la paie devrait cesser d'énerver aussi les fonctionnaires et appeler ainsi à la décentralisation de la paie dans certains milieux. Tel est le cas de Kikwit où la paie est centralisée entre les mains d'une seule institution financière pour des raisons que seul le gouvernement connait. Ici et aussi, les enseignants peinent de semaines entières sous la chaleur pour entrer en possession de leurs salaires. Cette paie franchit facilement les dix jours du mois suivant.

Maintenant que le gouvernement tient à ressusciter la Cadeco, il serait mieux aussi  qu'il réexamine la possibilité de confier cette paie aux coopératives d'épargne et de crédit et à d'autres institutions de micro-finance éparpillées dans la province . Toujours dans sa recherche  de voies et moyens pour  stabiliser cette procédure, il serait mieux aussi de procéder à la restructuration des services postaux en réhabilitant le système des chèques et mandats postaux comme cela se passait à l'époque.

Enfin, nous pensons également que le gouvernement, à travers le Comité de suivi de la paie des fonctionnaires, a tout intérêt de travailler en partenariat avec les institutions provinciales pour pouvoir disposer d'une cartographie provinciale des ces institutions financières afin de lui permettre d'évoluer avec assurance dans cette paie. Question de restructurer celles qui sont malades et de  redynamiser d'autres sous une surveillance permanente  et stricte de la Banque Centrale.

 

Frédéric Ipani

 
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